L'AJCF en quelques chiffres

La diversité des membres de la communauté de l’AJCF

Vous avez été nombreux (132) à avoir répondu au questionnaire de recensement de la communauté de l’AJCF, et nous vous en sommes reconnaissants !

Vous êtes majoritairement de jeunes adultes nés en France et issus de famille d’origine chinoise, mais les profils sont divers et variés. On trouve une vraie pluralité de parcours et d’expériences professionnelles et culturelles. Le racisme lié à l’origine chinoise en particulier apparaît comme un phénomène très répandu, vécu dans des contextes nombreux et ordinaires.

Par ailleurs, les réponses permettent de mieux comprendre le lien entre les sondés et l’association. Beaucoup connaissent l’AJCF via les réseaux sociaux, mais les attentes exprimées montrent que ce lien ne se limite pas à une présence en ligne : les répondants veulent aussi des occasions concrètes de se retrouver et d’échanger.

Une population jeune, diplômée et majoritairement ancrée en France

Le groupe des 25-34 ans domine nettement, représentant plus de la moitié des répondants (55%).

Ils sont suivis par les 18-24 ans (26%) et les 35-44 ans (14%). Les autres classes d’âge restent très minoritaires.

Ainsi, le cœur de la population interrogée se situe dans une phase de vie marquée par l’entrée ou l’installation dans la vie active et la construction de réseaux sociaux et professionnels.

La population interrogée est relativement mixte, avec une légère majorité de femmes (53%), et elle est avant tout ancrée en France, avec 92% des répondants qui y vivent.

Avec près de trois-quarts des répondants possédant ou poursuivant un Bac +4 ou +5, et 8% supplémentaires un doctorat, les membres de la communauté qui ont répondu sont très diplômés.

Les domaines d’études sont divers, mais certains sont surreprésentés : près de la moitié des répondants sont dans des filières économiques (29%) ou scientifiques (20%).

Le groupe des 25-34 ans domine nettement, représentant plus de la moitié des répondants (55%).

Ils sont suivis par les 18-24 ans (26%) et les 35-44 ans (14%). Les autres classes d’âge restent très minoritaires.

Ainsi, le cœur de la population interrogée se situe dans une phase de vie marquée par l’entrée ou l’installation dans la vie active et la construction de réseaux sociaux et professionnels.

Des origines chinoises très présentes, mais loin d’être uniformes

Les répondants sont majoritairement français (plus de trois-quarts des répondants sur 10 possèdent la nationalité française) et d’origine chinoise (près de 9 répondants sur 10 ont des origines chinoises).

Cela rappelle une évidence parfois invisibilisée dans le débat public : il ne s’agit pas seulement de parler d’une origine étrangère ou d’une identité « venue d’ailleurs », mais bien de trajectoires profondément inscrites dans la société française.

Les origines chinoises des familles sont diverses et révèlent des trajectoires régionales, migratoires et historiques différentes. Le Zhejiang (44%) apparaît comme l’origine la plus représentée, devant le Guangdong (19%), puis le Cambodge (11%), le Vietnam (6%), et d’autres catégories plus dispersées.

Cela montre qu’il n’existe pas une seule manière d’être « d’origine chinoise ».

Cette diversité des histoires familiales se reflète aussi dans les langues et dialectes chinois : le mandarin (40%) arrive en tête, suivi du wenzhou (23%), du cantonais (11%), et du teochew (11%).

Pour certains, la langue est vivante et pratiquée ; pour d’autres, elle est partielle, lointaine ou absente.

Cela ne retire rien à leur place dans la communauté. Au contraire, cela invite à penser l’appartenance de manière ouverte, sans faire de la langue un test de légitimité.

La grande majorité des répondants appartiennent à la deuxième génération migratoire, avec trois répondants sur quatre qui sont nés en France de parents immigrés.

Cela dessine le persona majoritaire le plus clair de toute l’enquête : celui d’un jeune adulte né en France, de parents immigrés, très diplômé et d’origine chinoise.

Le racisme comme expérience massive et multiforme

Le racisme s’avère être une expérience presque généralisée : près de 9 répondants sur 10 déclarent avoir vécu du racisme lié à l’origine chinoise en France.

Ce racisme se retrouve dans de nombreux espaces : majoritairement en ligne (79%), à l’école/l’université (76%) et dans l’espace public (53%).

Cela signifie que pour la majorité des personnes interrogées, le racisme n’est pas un phénomène abstrait ni exceptionnel. Bien au contraire, il fait partie d’une réalité structurelle, largement partagée et inscrite dans la vie ordinaire.

Le rapport à l’AJCF : visibilité, engagement et attentes

L’association est avant tout connue par les réseaux sociaux (74%), suivi par le bouche-à-oreille (32%) ; les événements (6%) et autres canaux (2%) restent beaucoup plus secondaires.

Les rapports à l’association sont divers : parmi la population ayant répondu, 69% sont abonnés sur les réseaux sociaux, 39% sont adhérents, 27% sont des participants occasionnels, et 26% sont des membres actifs.

Parmi les formats les plus désirés, on retrouve une attente très forte pour les formats conviviaux : les rencontres conviviales arrivent très largement en tête (82%), suivies par les activités culturelles (59%) et les festivals/célébrations (56%).

Les répondants ne recherchent pas seulement de l’information, des prises de position ou du contenu ; ils expriment aussi très fortement le besoin d’espaces où se rencontrer, partager et créer du lien.